Mes premiers pas en Energy Balls 2/2 : la réalisation

-- Tranches de vie --

Lors de ma dernière tranche de vie, j’étais super à fond et en plein boom sur les energy balls adaptées au sport de longue durée. Ça a cogité dur, les neurones ont bien chauffés, mais ça valait le coup.

Aujourd’hui, la tranche de vie va être plus manuelle. En effet, après la conception vient la réalisation.
Et que dire qu’elle réserve son lot de rebondissement.

J’ai essayé au maximum de privilégier un approvisionnement local avec les commerces à proximité de mon domicile, dans une ville de taille moyenne. J’ai pu y trouver la plupart des ingrédients dont j’ai besoin. Tous ne sont pas issus de productions locales, il est plutôt difficile de trouver du chocolat ou des bananes « made in Auvergne ». Mais à défaut, j’ai acheté tout ce qui m’est nécessaire dans des commerces locaux.
Et pour ceux dont ça n’a pas été le cas, il m’a fallu me retourner vers le net.

Avant de commencer, j’ai vérifié une dernière fois mes recettes, juste histoire d’être sûr. Et j’ai bien fait, quelques ratios ne sont pas bons. Soit il y a trop de sucres et pas assez de glucides, soit pas assez de vitamine C ou de magnésium…
Bref, je revois mes copies, rééquilibre ce qui cloche et enfin je me lance.

Enfin, je peux donc commencer à passer à la partie pratique. Me voilà donc « en cuisine » avec une table bien pleine où ingrédients, robots, balances et autres ustensiles se partagent l’espace.

4 recettes à faire, ça va me prendre du temps. Il faut peser au gramme ou au milligramme près selon les ingrédients. J’ai un peu l’impression de jouer au petit chimiste.

Dans les énergy balls, il n’y a pas de cuisson, du coup toute la difficulté est de pouvoir faire des balls qui « tiennent » sans se déliter. Pour cela il faut trouver le juste équilibre entre matière sèche (les flocons d’avoine par exemple) et matière non sèche (abricots secs, miel…). De ce côté, j’ai pas trop mal pensé mes recettes, toutes rentrent dans ces critères là et ça me permet d’arriver au résultat que je voulais.

Viennent ensuite la texture, le visuel et le goût. Là aussi ça fonctionne plutôt bien, même si en cours de route j’ai un peu modifié le grammage de certains ingrédients (ce qui au passage me fait revérifier mes ratios pour rester dans les clous des dosages prérequis). Mais pas de gros impacts, donc ça passe. Je suis plutôt content, trois sur quatre fonctionnent plutôt pas mal.

Une seule ne fonctionne pas du tout, trop d’un ingrédient qui emporte tous les autres goûts. J’aurais pu m’en douter, mais je n’y ai pas fait attention, j’étais lancé et j’y suis allé bille en tête.
Et, ça n’a pas loupé, le crash test goût n’est pas passé. Va donc falloir que je la retravaille celle ci, mais en même temps, rien de délicat à première vue, il va simplement me falloir baisser le grammage de l’élément concerné. Là où j’ai de la chance, c’est que ça ne devrait pas modifier mes ratios de façon trop importante. Juste un petit calage en somme, je peux dire que j’ai eu du bol.

Voilà, les recettes ont été réalisées, la cuisine est rangée et les energy balls sont dans les mains de mes « cobayes » (rassurez vous ils sont consentants).

La dernière étape est là enfin, celle du test en situation réelle.
J’ai clairement la pression. J’ai hâte d’avoir des retours, savoir si mes validations personnelles de texture, d’aspect et de goût se confirment.
À celles là, il s’ajoute celles bien sûr pour lesquelles je les ai réalisé au final.
Vont-elles être efficaces et remplir leur rôle ?
Vont-elles être simples à consommer ?
Quelles vont être leur réception par l’organisme en plein effort ?

Les réponses sont à venir et j’ai hâte de les avoir.
Promis je vous tiendrais au courant.