Mes premiers pas en Energy Balls 1/2 : phase d'approche

-- Tranches de vie --

Les energy balls ont le vent en poupe. Mais au delà du phénomène de mode sur lequel elles semblent surfer, que sont-elles et pourquoi sont-elles présentées comme des encas parfaits ?

Je me suis penché sur la question, juste pour comprendre ce qu’elles apportent et comment elles peuvent répondre à la demande spécifique des sportifs d’endurance.

Alors pourquoi ais-je fais un focus sur ces besoins là ? Tout simplement, parce que dans mon entourage il y a des triathlètes et qu’ils ont bien voulu se prêter au jeu.

En premier lieu, ils m’ont expliqué leurs besoins en macro et micronutriments pour pouvoir tenir tout au long de l’épreuve. Il faut dire que c’est une prouesse sportive et mentale au long cours qui enchaine natation, vélo et course à pied sur des distances variables selon le type de triathlon.
Et cela correspond à une débauche d’énergie énorme, les réserves du corps ne suffisant pas, il est impératif de le nourrir tout au long de l’épreuve pour qu’il puisse tenir jusqu’à la ligne d’arrivée. Pour mémo, le corps stocke de l’énergie sous forme de glycogène dans les muscles et le foie et cette quantité de stockage est limitée. Cela suffit pour des épreuves d’explosivité, de vitesse, mais pas d’endurance.

Donc nourrir le corps c’est bien, mais il ne faut pas le faire n’importe comment, il est nécessaire d’apporter les bons éléments au bon moment et surtout en tenant compte de l’épreuve en cours.
Ainsi pas de prise alimentaire solide ou liquide pendant la natation (c’est logique me direz vous, vous avez essayé déjà de manger en nageant ou de boire autre chose que la tasse ? J ).
Par contre lors du vélo ou de la course à pied, il est primordial de donner du carburant à l’organisme pour qu’il puisse continuer à fournir un effort.

La façon de le faire est différente selon l’épreuve bien entendu.
Le vélo est moins « traumatisant » pour l’estomac et le système digestif que la course à pied. C’est une « épreuve portée », c’est à dire que le corps fournit un effort mais n’est pas en contact direct avec le sol. Pas d’à-coup, pas de « choc » sur la voute plantaire qui « remonte » jusqu’au système digestif. Il y a donc une possibilité de demander un peu plus d’effort à l’estomac que lors de la course à pied sans le surcharger pour autant (exit le burger frite ou le paquet de gâteau type Prince).
Les prises alimentaires peuvent être plus solides que lors de la course à pied, il est plus facile de mâcher rapidement sur un vélo que lorsque l’on court à ce qu’il semblerait (d’après les retours de mon entourage).
Il est bien sûr nécessaire de boire aussi avec des boissons prévues à cet effet, tout comme il est possible de consommer des gels.
Pour la course à pied, les prises alimentaires solides sont moins faciles, la bouche est souvent plus sèche que lors de l’épreuve de vélo. Les gels et prises liquides sont plus simples à assimiler par l’organisme qui subit un stress important en raison des chocs répétés de la course et du contact du pied et du sol.

Cela va dépendre de chaque personne en fait. Il y a la théorie mais la pratique est primordiale. Tout le monde ne réagit pas de la même manière à l’effort et aux prises alimentaires diverses. Il faut donc tester avant toute compétition sa propre tolérance aux prises alimentaires pour éviter les mauvaises surprises.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos energy balls. Et bien la plupart de recettes que j’ai trouvé (hors sites spécialisés dans la nutrition sportive) ne sont pas en capacité de répondre à l’attente des sportifs d’endurance.

En effet, d’après Nicolas Aubineau, chaque prise (compter environ 35 À 40g à chaque prise) doit apporter en moyenne 50mg de potassium, sodium et magnésium, 2,5mg de zinc, des vitamines du groupe B (B1,B2, B5, B6, B9), de la vitamine C (12mg), de la vitamine E (1,8mg) et des acides aminés ramifiés qui protègent le muscle lors du stress à l’effort, freinent le catabolisme et augmentent le synthèse des protéines (aliments protéiques à raison de 5g par heure). De plus, dans la part de glucides, le sucre doit être inférieur à 50% de sa masse totale.

Bref, c’est un sacré casse tête en réalité si l’on veut respecter tous ces équilibres.
Donc me voilà parti à décortiquer les apports en macro et micronutriments des ingrédients susceptibles de rentrer dans la composition de mes energy balls.

On est presque dans une formule magique à tendance expérience du petit chimiste. Un peu de ci, pas trop de ça, un chouia de ceci et un zeste de cela.
Et hop après un certain temps à récupérer les ingrédients qui rentrent dans les pré-requis, me voilà en train de compiler tout ça.
Maintenant, il ne me reste plus qu’à réaliser des energy balls goûteuses, pas trop sèches et répondant parfaitement à la demande, la mienne, mais aussi et surtout à celle des triathlètes de mon entourage.
Les phases de réalisations et de tests sont à suivre, ne manquez pas la prochaine tranche de vie pour savoir ce que ça a donné.